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Scène De Rencontre Flaubert

Contre-pied du premier chapitre, le chapitre suivant III, Intérieur, femme lisant, Gistave Caillebote 1880 Un soir, les Bovary sont invités à un bal extravagant tenant place à la Vaubyessard, chez le Marquis dAndervilliers. Enfin, Emma entraperçoit une réalité en accord avec ses rêves dune vie mondaine et le souvenir de cette soirée la hante durant les jours daprès. Seule à la campagne, elle rêve de Paris, sennuie et déprime, en songeant à la pauvre monotonie de la vie de village en comparaison de ses brillants fantasmes. Cela lui pèse tellement quelle en devient malade, malgré la grossesse quon lui annonce. Dans lespoir de lui faire recouvrer la santé, Charles décide alors de déménager dans une autre ville, à Yonville-LAbbaye. Là-bas, les époux Bovary rencontrent Léon Dupuis, un clerc de notaire qui ressemble à Emma : lui aussi sennuie, lui aussi rêve au travers des romans romantiques. Ils y trouvent également Homais, un pharmacien loquace et prétentieux. Emma donne finalement naissance à une fille, Berthe, ce qui la déçoit : elle aurait voulu avoir un fils. Cela narrange en rien sa dépression. Elle entretient une relation platonique et romantique avec Léon avant de se rendre compte de lamour quil lui porte. Elle culpabilise alors et commence à tenir le rôle dune épouse dévouée auprès de Charles. Ayant perdu espoir de ne jamais la posséder, Léon décide quant à lui de partir étudier le droit à Paris. Emma sen trouve énormément affectée par ce départ. Peu de temps après, alors quelle est à une foire agricole, elle se laisse courtiser par Rodolphe Boulanger, un riche voisin quelle trouve très beau. Commence alors une liaison passionnée, à propos de laquelle Emma est très peu discrète et dont tous les habitants sont bientôt au courant. Seul Charles demeure ignorant, aveuglé par lamour quil porte à Emma et pas aidé par sa stupidité. Lui-même est soumis à dautres problèmes : sa réputation professionnelle est entachée lorsquil échoue dans lopération chirurgicale dun homme pied-bot et provoque une amputation par un confrère. Emma est alors dégoutée par lincompétence de son mari et ne sen donne que plus passionnément à Rodolphe. Celui-ci, pourtant, la traite avec mépris, malgré les cadeaux quelle lui offre et pour lesquels elle sendette, malgré ses projections de voyage et de fuite à deux. Rodolphe est finalement vite lassé des élans dEmma et, après avoir refusé de senfuir avec elle, il la quitte. Emma ne le supporte pas et tombe à nouveau malade, non sans envisager le suicide. Elle recouvre peu à peu ses forces mais, au même moment, Charles rencontre des difficultés financières. Il a en effet dû emprunter de largent afin déponger les dettes contractés par Emma ainsi que pour la soigner. Toujours éperdument amoureux, il lemmène néanmoins à lopéra de Rouen. Là, ils rencontrent Léon. Emma est alors submergée par les vagues de lancienne romance et, à cette suite, les deux débutent une liaison. Emma fait ainsi toutes les semaines des voyages à Rouen en accumulant des dettes auprès de Lheureux, un usurier qui lui prête des sommes à des taux dintérêts surévalués. Comme lors de sa première liaison, Emma se montre peu discrète et plusieurs fois, son entourage manque de découvrir son infidélité. Mais le temps avançant, les deux amants se lassent lun de lautre. Emma ne sait pourtant pas comment le quitter et choisit de se faire de plus en plus exigeante. En parallèle, sa dette ayant monstrueusement enflée, Lheureux fait saisir ses biens. Elle est alors terrifiée par lidée que Charles puisse découvrir la situation et tente de réunir largent qui lui faut en sollicitant tous les hommes daffaire quelle connaît, dont Léon. Elle essaie même, auprès de Rodolphe, la prostitution. Mais, lorsque celui-ci refuse, elle décide de se suicider à larsenic. Elle mourra dans datroces convulsions devant un Charles impuissant et incrédule. Non! non! pas contre elle! sécria Frédéric ; et, cédant aux questions de lancien clerc, il avoua la vérité. LÉducation sentimentale est un roman de Gustave Flaubert, paru en 1869. Lhistoire débute en 1840. Au début, Frédéric Moreau, personnage principal, na que 18 ans. Récemment bachelier, il quitte provisoirement Paris pour Nogent-sur-Seine, où il va retrouver sa mère. Il fait le voyage en bateau bateau appelé La Ville de Montereau sur la Seine. Cest sur ce bateau quil rencontre Madame Arnoux, une femme mariée, mère de deux enfants, plus âgée que lui, dont il tombe éperdument amoureux au premier regard. Désormais, il ne pensera plus quà elle. Revenu à Paris pour y commencer des études de droit, il na quune idée : la revoir. Frédéric est un jeune homme velléitaire et rêveur. Rien de ce quil entreprend ou vit ne lintéresse vraiment : ni ses études, ni ses amitiés, ni ses aventures amoureuses, ni la situation politique parisienne.. Il a pourtant une assez haute idée de lui-même, comme le mentionne le narrateur dans lincipit : Frédéric trouvait que le bonheur mérité par lexcellence de son âme, tardait à venir. Son désenchantement progressif est aussi celui de toute une génération de jeunes gens romantiques. Dans ce passage du chapitre 5 de la première partie, Frédéric vient dapprendre labsence de Madame Arnoux qui est partie en province. Dailleurs, la nostalgie du boulevard commençait à le prendre ; et puis sa mère le pressait tellement, M. Roque tournait si bien autour de lui et Mlle Louise laimait si fort, quil ne pouvait rester plus longtemps sans se déclarer. Il avait besoin de réfléchir, et jugerait mieux les choses dans léloignement. scène de rencontre flaubert amoureuse exceptionnelle parce quelle est restée platonique. Yeux levés. Tout à coup, elle le repoussa avec un air La parole humaine est comme un chaudron fêlé où nous battons des mélodies à faire danser les ours, quand on voudrait attendrir les étoiles Les mots sont le plus souvent empathiques, intensifiés par des adverbes tels que extrêmement, fort, aussi et marqués par lémotion Danceny est complaisant, aimable ; Mme de Rênal est remplie de grâce, intensifiés. Les images mélioratives souvent hyperboliques Danceny chante comme un ange, Emma ressent les fièvres du bonheur et lamour jaillit avec des bouillonnements joyeux et labondance de termes affectifs révèlent le tumulte intérieur des personnages. Son retour à Paris et les embarras du jour de lan suspendirent un peu leurs entrevues. Quand il revint, il avait, dans les allures, quelque chose de plus hardi. Elle sortait à chaque minute pour donner des ordres, et recevait, malgré ses prières, tous les bourgeois qui venaient la voir. On se livrait alors, à des conversations sur Léotade, M. Guizot, le Pape, linsurrection de Palerme et le banquet du XIIe arrondissement lequel inspirait des inquiétudes. Frédéric se soulageait en déblatérant contre le Pouvoir ; car il souhaitait, comme Deslauriers, un bouleversement universel, tant il était maintenant aigri. Mme Arnoux, de son côté, devenait sombre. La plaine, bouleversée, semblait de vagues ruines. Lenceinte des fortifications y faisait un renflement horizontal ; et, sur les trottoirs en terre qui bordaient la route, de petits arbres sans branches étaient défendus par des lattes hérissées de clous. Des établissements de produits chimiques alternaient avec des chantiers de marchands de bois. De hautes portes, comme il y en a dans les fermes, laissaient voir, par leurs battants entrouverts, lintérieur dignobles cours pleines dimmondices, avec des flaques deau sale au milieu. De longs cabarets, couleur sang de bœuf, portaient à leur premier étage, entre les fenêtres, deux queues de billard en sautoir dans une couronne de fleurs peintes ; çà et là, une bicoque de plâtre à moitié construite était abandonnée. Puis, la double ligne de maisons ne discontinua plus ; et, sur la nudité de leurs façades, se détachait, de loin en loin, un gigantesque cigare de fer-blanc, pour indiquer un débit de tabac. Des enseignes de sage-femme représentaient une matrone en bonnet, dodelinant un poupon dans une courtepointe garnie de dentelles. Des affiches couvraient langle des murs, et, aux trois quarts déchirées tremblaient au vent comme des guenilles. Des ouvriers en blouse passaient, et des haquets de brasseurs, des fourgons de blanchisseuses, des carrioles de bouchers ; une pluie fine tombait, il faisait froid, le ciel était pâle, mais deux yeux qui valaient pour lui le soleil resplendissaient derrière la brume. scène de rencontre flaubert Comment la description de la mort de lenfant illustre-t-elle linjustice et labsurde? Prends garde à ses ailes! cria par la fenêtre la Débardeuse. Frédéric eut un remords, et se montra plus assidu au journal. Si la publication du roman en 1857 fait date dans lhistoire du roman français, cest parce quil nobéit pas aux règles traditionnelles de la narration. Flaubert y affine notamment la technique de la variation, ou, usant de ce procédé pour donner du réel une vision, non pas unique et organisée comme dans le récit balzacien où le narrateur est le détenteur de la vérité, mais multiple, mouvante, complexe et subjective. Cest cette technique qui permet au narrateur de généraliser la dérision, en particulier de montrer avec une telle acuité les illusions dEmma et la banalité de ses rêves et de dénoncer avec une ironie aussi mordante la médiocrité et la suffisance des petits bourgeois provinciaux. Ah! les affiches! sécria le marchand. Je ne suis pas près de dîner ce soir! Elle-même, la Vatnaz! Mais jai peur de vous offenser scène de rencontre flaubert Rosenwald les interrompit, en priant Mme Arnoux de chanter quelque chose. Il préluda, elle attendait ; ses lèvres sentrouvrirent, et un son pur, long, filé, monta dans lair. Le passage est nimbé de mélancolie, de tristesse alors Cette dévotion instantanée est dailleurs tellement exagérée quelle en devient ridicule : Frédéric considérait son panier à ouvrage avec ébahissement, comme une chose extraordinaire alors que bien entendu il nen est rien. Des champs moissonnés se prolongeaient à nen plus finir. Deux lignes darbres bordaient la route, les tas de cailloux se succédaient ; et peu à peu, Villeneuve-Saint-Georges, Ablon, Châtillon, Corbeil et les autres pays, tout son voyage lui revint à la mémoire, dune façon si nette quil distinguait maintenant des détails nouveaux, des particularités plus intimes ; sous le dernier volant de sa robe, son pied passait dans une mince bottine en soie, de couleur marron ; la tente de coutil formait un large dais sur sa tête, et les petits glands rouges de la bordure tremblaient à la brise, perpétuellement. Scne du lac Madame Bovary ; III, 3 ou, durant la Tu étais toujours absent! Ton suisse avait des allures mystérieuses, je ne savais que penser ; et puis je ne voulais pas reparaître en vaincu. Retirez dabord votre casserole! ça méchauffe! et vous, là-bas, votre tête de loup. Voulez-vous bien mobéir, saprelotte Regardez donc mes épaulettes Je suis votre maréchale.